Interview Arnaud Tsamère

TST - Rue de la Rive

Vendredi 9 décembre 2011 – 14 h - Téléphone

Arnaud Tsamère, ‘’petit à petit l’oiseau fait son nid…’’

Découvert par Fred Testot en 2004, Arnaud Tsamère apparaît très vite sur Canal Plus en tant que présentateur météo. C’est ensuite François Rollin, Pierre Palmade, Raphaël Mezrahi ou encore actuellement Laurent Ruquier sur France 2 qui collaborent avec lui.
Le succès ne se fait pas attendre. Théâtre, séries et émissions télévisées, one-man-show, cinéma… Arnaud Tsamère cartonnent partout.
C’est en découvrant le théâtre d’improvisation qu’il se passionne pour les planches. Etudes de droit, tennis, job de commercial, il change complètement de voie pour se consacrer à 26 ans à sa passion : jouer. Une remise en question qui lui réussit parfaitement aujourd’hui.

  • Vous faisiez du droit, étiez bien classé au tennis, puis commercial (exportation de fournitures scolaires), vous avez complétement changé de voie, vous espériez ce succès ?

Je ne m’attendais pas à vivre tout cela. Je ne visais déjà pas le succès, je voulais simplement exercer ma passion à temps plein. Mais il est vrai que j’étais loin d’imaginer tout cela.

  • Télé, théâtre, cette complémentarité est nécessaire pour percer ? (Etait plutôt réfractaire à l’origine pour aller chez Ruquier)

Il faut savoir être à l’aise partout. Aujourd’hui c’est rare de se faire connaître sans la télé. Les médias restent le moyen le plus efficace d’être reconnu dans ce travail même si les choses évoluent et qu’avec Internet des artistes arrivent à percer.

  • Quelle a été la rencontre qui a fait basculer votre carrière ?

En excluant François Rollin, je pense à Fred Testot. C’est lui qui m’a découvert en 2004 à Puy-Saint-Vincent. Il a fait démarrer les choses sérieusement pour moi en me présentant à Canal Plus.

  • Pourquoi passer de l’improvisation à l’écrit ? Dans ‘’Chose promise’’, quelle part d’improvisation ?

Je ne passe pas de l’un à l’autre. Quand on fait de la scène, il ne faut pas se contenter d’une seule discipline. Les choses sont plus écrites dans le one-man. C’est François Rollin qui m’a transmis ce goût de l’écriture. Il faut toucher à tout. Dans ‘’Chose promise’’ il y a un peu d’impro. A la fin je reste sur scène et m’amuse avec le public.

  • La digression fait partie intégrante de votre humour (JL Moreau = slow burn), c’est quelque chose que vous recherchez volontairement ?

C’est un style d’écriture qui me fait rire et qui surtout me vient naturellement. Je n’en ai pas le monopole mais c’est ce qui me semble le plus naturel.

  • Humour qualifié d’absurde, d’élégant et de léger, vous en pensez quoi ?

Absurde, oui, il y a là un côté objectif. Elégant, ce n’est pas à moi de le dire. Je ne suis pas le mieux placé. Léger, je ne parle pas beaucoup de politique ni de la société qui m’entoure. Je n’ai pas de prise sur le monde sociétal, politique, religieux…

  • L’émission « On ne demande qu’à en rire » a-t-elle modifié votre façon d’écrire ?

Un petit peu. Dans l’émission oui, au bout de 45 passages on est obligé de chercher à se renouveler. On a encore envie de surprendre ce qui implique des changements dans l’écriture. Sur scène par contre non.

  • Quels projets vous tiennent le plus à cœur vis-à-vis du public et de vous-même ?

Je n’ai pas encore assez touché au cinéma pour le savoir. Par contre le contact avec le public et le fait de monter sur scène c’est ce qui me plaît le plus. La télé est un moyen de toucher le plus grand nombre mais le rapport direct c’est ça qui me fait vibrer.

  • Vous avez arrêté ‘’On n’est pas couché’’, c’est audacieux de revenir sur ce choix. Qu’est-ce qui vous y a poussé avec J. Ferrari ?

Nous nous sommes tout simplement rendus compte qu’il n’y avait pas la place pour nous 2. Jonathan était seul, nous le double, c’est beaucoup ! Nous ne sommes pas le meilleur duo dans ce contexte avec J. Ferrari. Nos écritures ne correspondaient pas à l’émission, continuer nous aurait fait perdre notre crédit. L’arrêt s’est fait en douceur et en accord avec Laurent et Catherine, c’était une impasse et une mauvaise idée.
Convaincus que c’était la bonne décision donc pas audacieux.

  • Un mot sur Laurent Ruquier et votre collaboration ?

C’est de loin le type qui m’impressionne le plus, mis à part F. Rollin encore. Le travail qu’il abat est impressionnant. C’est une très belle rencontre. Il fait preuve d’un grand professionnalisme et de beaucoup de générosité avec les artistes. Je n’ai que du bien à en dire. Notre collaboration dure depuis un an, c’est épatant de le voir évoluer à la radio, à la télé.

  • Vous êtes un grand fan de sport, d’où votre rôle de ‘’Captain sport Extrême’’ ?

Oui, j’aime le sport mais le rôle m’a été proposé par Astier sans corrélation avec ma passion.
J’ai adoré ce personnage. J’adore jouer les branquignoles.

  • Aujourd’hui vous aimeriez évoluer dans quelle direction ? Après ‘’Hero Corp’’ et ‘’Le bistro du coin’’ de Fred Testot, pourriez-vous envisager de passer plus de temps devant la caméra ou préférez-vous rester en contact direct avec le public ?

Je ne ferme la porte à rien. On ne décide pas d’en faire. J’adorerais en faire plus et une fois que j’en aurai vraiment fait alors j’aurai le choix. Je ne suis pas impatient. Il est encore tôt et j’aurai des occasions dans l’avenir. Ma philosophie est ‘’petit à petit l’oiseau fait son nid’’. Je ne fais pas de plans sur la comète.

  • Le projet qui devait se faire fin 2011 (avec Simon Astier, Arnaud Joyet et Vincent Desagnat – 4 mecs bloqués sur un télésiège), où en est-il ?

Alors c’est plus compliqué que prévu. Faire du théâtre à Paris c’est un véritable chemin de croix. La pièce est écrite mais la mise en route compliquée. Tablons plutôt sur 2013.

  • La suite de ‘’Monique est demandée caisse 12’’ avec Domenech ?

Projet dans le tiroir.

  • Mis à part Rollin, pourriez-vous nous citer une personne qui vous inspire ? Un humoriste de votre génération ?

Collègues. Ben par exemple. Je ne suis fan de personne en particulier.
Indispensable de s’aimer, un brin mégalo et narcissique.

  • Votre temps libre ?

Rien de particulier. Je fais de mon mieux pour maintenir une vie normale et prendre soin de ma vie privée.

  • Qui est la personnage sur l’affiche avec vous ?

C’est une simple illustration de la personne à qui je rends hommage dans le spectacle

  • Portrait de Pivot
  • Votre mot préféré ?
    Spatule
  • Votre drogue favorite ?
    Scène
  • Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
    /
  • Portrait de Proust
  • Principal trait de caractère
    Posé
  • Qualité que vous préférez chez une femme
    Qu’elle en ait plein de qualités. Et beaucoup d’humour car je parle souvent au 2nd degré.
  • Occupation préférée
    /
  • Ce que vous voudriez être
    /
  • Comment aimeriez-vous mourir
    En ayant fait ce que j’avais à faire. Sans regret
  • État présent de votre esprit
    Fatigué car malade mais je peux dire que je suis heureux
  • Votre devise
    Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage
  • La Bretagne ?

Mes grands-parents paternels sont de Guipavas. Et oui mon papa est breton, j’ai donc un certain attachement à la Bretagne.

  • La longue nuit du pénis ?

J’ai arrêté la météo fin juin 2006.
9/06 – canal faisait une nuit consacrée à la thématique du pénis.
Rien de porno ni d’érotique. C’était une série de docs sérieux. Fallait un présentateur. Frédérique Bel a refusé donc on a pensé à moi. Le seul sans doute susceptible d’accepter ...

MAJ 2 mai 2014 par Communication