Exposition « 1914-1918 Les Femmes en Guerre »

| Exposition

    L’auteur de l’exposition, Bertrand Tesson est vidéaste et a travaillé sur le quotidien des femmes pendant la guerre : comment avaient-elles vécu ces moments, par quelles épreuves étaient-elles passées, quelles avaient été les conséquences de la guerre sur leur quotidien… ?

    La guerre vue par le quotidien des femmes est évidemment un choix fort. Nous connaissons bien mieux les faits de guerre et les massacres de la première guerre mondiale.

    Pour nous, il s’agissait, à travers cette exposition de donner à voir une autre guerre, moins sanglante, moins spectaculaire, mais qui, comme toutes les guerres et même davantage pour la première guerre mondiale, a bouleversé des sociétés toutes entières. Ce fut le cas en France, mais aussi dans tous les pays européens. Tous ont été touchés de la même façon dans leur chair : les hommes, les femmes, les enfants ; les jeunes, les vieux. Toutes les populations européennes sont sorties bouleversées dans leur structure, dans ce qui fait leur fondement. Après la première guerre mondiale, plus rien se sera jamais comme avant.

    Aborder la guerre par le prisme des femmes permet de parler de « l’Arrière », par conséquent des conséquences de l’absence, puis de la disparition bien réelle des hommes.

    Quand la guerre est déclarée, 2 août, la France est en pleine moisson. Les hommes doivent rejoindre le front du jour au lendemain. Dès le 6 août 1914, le Président du Conseil René Viviani lance un appel martial aux femmes françaises, plus spécialement aux femmes et filles de paysans. C’est un appel aux Remplaçantes sous le regard et l’autorité de leurs maris. Partout la main d’œuvre manque, les travaux se font avec difficulté malgré une allocation du gouvernement pour permettre aux familles de survivre.

    C’est la détresse, les secteurs traditionnels de l’activité féminine, textile et habillement connaissent le chômage.

    Une nouvelle activité se développe, celle d’infirmières, image idéalisée d’ange gardien du soldat.

    La mobilisation des Françaises par l’état est plus lente et orientée vers les usines de guerre. Les “munitionnettes”, diminutif dépréciatif des ouvrières, représentent le dernier recours après la mobilisation des hommes et l’embauche des derniers civils.

    C’est « l ’Union Sacrée », à laquelle les femmes participent activement.

    Mais le quotidien des femmes est difficile, elles sont seules, la souffrance de celles des zones occupées est encore plus grande. La vie des familles et des couples est liée au rythme des permissions et des courriers. Les premières permissions ne sont accordées qu’à partir de juillet 1915, un an seulement après le début de la guerre. Survient alors un moment clé de confrontation entre deux univers : le civil et le militaire.

    Les couples semblent d’abord se résigner à ce “mauvais temps” et même si les rôles sont inversés, le modèle de domination masculine perdure. Le changement de statut de la femme sera très lent, et la France leur accordera le droit de vote seulement 1945 (il aura fallut une autre guerre ) mais la première guerre mondiale accentuera le mouvement vers l’émancipation.

    Lieu : Maison Prébendale

  • Maison Prébendale

    Rue de la Rive
    29250  Saint-Pol-de-Léon

    02 98 69 01 69
    Courriel

    Ouverture
    Hors vacances scolaires : les mercredi, samedi et dimanche de 14 h 00 à 17 h 00
    Vacances scolaires : tous les jours, sauf le jeudi, de 15 h 00 à 19 h 00
    Entrée libre (sauf cas exceptionnel).

    Fermeture au public , les lundi 24 et mardi 25 décembre 2018 ainsi que le mardi 1er janvier 2019.

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